L'arbre rouge ou: hommage à un amour déchu xD

L'arbre rouge ou: hommage à un amour déchu xD
Elle me remontait souvent le moral, malgré ses pensées noires. Le seul fait de sentir sa présence, me rassurait intérieurement quant à ma situation de petit être humain. Dans ce brouhaha insupportable, inconfortable du monde, elle était mon répit, mon souffle. Tout était si simple. Nous étions semblables. Quand elle allait mal, j'allais mal, et c'était souvent pour les mêmes raisons. Nous nous étions rencontré quelques années auparavant, à cette époque de l'adolescence où on ne sait plus très bien qui on est, et on l'on teste les limites de son corps. Nous étions tristes, seules, avec des parents pas tellement compréhensifs. Nous nous sommes retrouvées. Le contact a été direct, nous avons je crois, parlé une bonne partie de la nuit, et cela pendant plusieurs mois. Nous imaginions nous retrouver dans nos rêves, près d'un arbre aux feuilles rouges, au milieu d'un endroit perdu. Je la vois encore assise contre le tronc, regardant les feuilles, me regardant avec des yeux qui disaient « Quelle vie pourrie » Et moi lui répondant en souriant. Oui, je vois encore mon petit sourire triste du pied de l'arbre aux feuilles de sang et de colère, de notre colère. Nous voulions nous échapper de ce monde. Nous le haïssions. Nous étions les pantins formatés d'une humanité à peine plus humaine que le premier des hommes. Nous avions besoin d'être, d'exister.
Alors nous avons commencé à écrire. Toutes les deux, du bout de notre plume, nous essayions de nous extirper de la normalité. Nous nous sommes vite prises au jeu. J'étais jalouse... Et admirative. Ses textes exprimaient la haine que j'avais tant de mal à exploiter.
De jour en jour, mon c½ur s'anima d'une nouvelle force, que je ne compris que quelques mois plus tard. Je vivais pour écrire, pour elle. Chaque mot, chaque lettre explosait en moi comme des milliers d'éclats brûlant. J'aimais cette douleur. Comme une pensée chaude et amère. Regret... désirs...fantasmes.
Elle aimait mon écriture « sophistiquée » disait-elle, J'enviais son écriture tranchante, à fleur de peau. J'avais l'impression en écrivant de faire des détours interminables, elle allait directement au but.
J'ai finis par découvrir le sentiment qui m'habitait, si rassurant et douloureux. J'en ai souris. Qu'aurais-je pu faire d'autre ? Cela ne m'étonna même pas.

Evidemment il arrive un jour où elle commença à me parler d'une fille qu'elle avait rencontré. Elle « me ressemblait ». Oh... Je ne la haïssais pas, cette fille. Je préférais me morfondre intérieurement. Je pensais que c'était de ma faute.
Alors j'ai essayé de l'oublier. Quand j'ai cru que cela était bon, je suis allée lui dire « je t'aimais », et bien sûr elle m'a répondu « moi aussi ».
Nous avons arrêté de nous parler.
Je veux dire... De nous parler comme avant. Nous sommes tombées dans ce vide des mots, dans le rituel des « ça va oui et toi ». Les discussions sans saveur, sans aucune utilité. Nous... Nous qui passions des nuits entières à parler. Nous avions rejoint la normalité de l'internet, des claviers creux de mots sans intérêt, des écrans plats aux discussions plates.

Ce soir, je marche dans un dédale de feuilles mortes, rouges. Je cherche la moitié de l'arbre d'âme.
Et au coin du sentier, il y a une fille assise au creux des racines. Elle me regarde et me sourit. Je m'approche, elle me parle. D'un passé pas si lointain mais enfoncé au plus profond de mon c½ur. Elle me parle comme elle m'aurait parlé la veille. Elle me fait rire... J'ai pleuré.
Je sais qu'elle a changé, mais pour moi elle veut bien rester la même.
Ce soir au creux de mon ventre s'élève comme une envie d'écrire, une flamme délicieuse qui me dévore entière, un tourbillon de feuilles au creux des mes souvenirs.

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# Posté le lundi 14 mai 2007 14:49

Non-existence

Non-existence
...






















J'ai longtemps réfléchis et... C'est la seule définition que j'ai pu donner à ma vie.
C'est un problème qui est récurrent, chez moi, en fin de compte.
C'est fou comme les gens vous oublient.
Oh non, ce n'est pas grave, en soit.
C'est juste désolant.
En tout cas, cela me désole.
"Existence" est un terme tout à fait futile.
Futile dans le sens où sa définition même est totalement dépassée, incompréhensible et indescriptible.
Il serait inutile de s'attarder sur de longues reflexions vaines.
D'autres l'ont fait avant moi, et sans aucun doute mieux que moi.
Je n'ai pas la prétention de rivaliser avec le grand écrivain de l'Etre.
Je ne suis que de passage sur un chemin de non-être,
Avec le plus d'existence que je peux offrir.
Je ne sais pas encore à qui je la dévouerai.
A quelqu'un qui n'oubliera pas si facilement, si possible.
Mais que puis-je décider, moi?
Moi qui oublie avec tant de facilité.

# Posté le dimanche 13 mai 2007 17:11

réponse? Question?

réponse? Question?
Alors voilà. Il y a tant de sens à chaque mot. Et selon la personne que je suis, tous les mots ne veulent pas dire la même chose. La façon dont je les comprends n'est pas la même pour quelqu'un d'autre. Mais après avoir lu mes mots, peut-être liras-tu le tiens avec mes yeux. Je suppose que c'est une chose nécessaire pour comprendre mes réponses.
Non, en fait, une réponse qui ne veut pas dire grand chose, le fantôme d'une présence. La haine se consumme trop vite... La rancune se consumme trop vite. Mes propres sentiments me trahissent.

Mais... je ne suis pas encore prête.
Pas encore prête à absorber la vague de frustration qui montera en moi, parfois, sans raison, parce qu'il en est toujours ainsi à l'intérieur de moi-même, les maux ne s'estompent pas. ils disparaissent, et reviennent subitement, douleur vive, et je ne peux plus les contrôler.
Je ne suis pas encore prête.
Il viendra un temps.
Je dois tout d'abord m'accorder avec moi-même, essayer de comprendre mes actes et soudaines fureurs. Evacuer le flux de douleur qui s'est trop longtemps accumulé. Depuis... Depuis longtemps... En des temps que d'autres n'ont pas connu, et ne comprennent pas.
Je dois retourner à la source.
Et c'est d'autant plus difficile,
Que je ne suis pas seule.
Paradoxe?
Peut-être?
Agréable paradoxe?
peut-être...
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# Posté le dimanche 13 mai 2007 16:32

Eux...

Parce qu'ils supportent mes jérémiades à longueur d'année. Parce qu'il y en a toujours un pour m'écouter, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il peuvent bien habiter à l'autre bout du monde, dans mon coeur, il sont juste à mes côtés.
Merci de me supporter... Parce que c'est pas facile tous les jours. Ni pour moi, ni pour eux... XD
il n'y a pas grand chose à dire, en fin de compte.
Ils ne sont pas beaucoup, une poignée. Ils m'ont fait avancer. Peut-être de quelques pas. Mais j'avance.
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# Posté le mercredi 04 avril 2007 19:38

Et sinon?

Et sinon?
Rien de nouveau au pays des mensonges, de la rage et de l'exaspération, bonsoir. Non quand même des fois je me dis: "heureusement que personne vient sur mon blog" Ce que j'affirme sans le savoir vraiment, en fin de compte. Et après! Si vous êtes ici, c'est à vos risques et périls, hé! Je vais pas me retenir de penser, non plus...
Bon je sais, je peux pas vous faire croire qu'il ne se passe rien in my fucking life. Mais si il se passe quelque chose, c'est quelque chose d'inintéressant.
Quelque chose dont j'ai honte quelque part... Mais finallement... ce petit sourire narquois au coin de mes lèvres est tellement... jouissif xD Tout ça est tellement.. Jubilatoire...
Bon évidemment je dois avoir un côté maso, ou quelque chose dans le genre. Mais je ne vais pas trop m'étendre sur le sujet, n'est ce pas? Et puis... pourquoi pas?

et bon courage!


De la haine ou de l'exaspération. Je sens le froid qui pétrifie mes mains. Mes membres tremblent comme mon coeur tremble de rage. Pas de détails, pas d'évènement précis. Un ensemble douloureux qui remonte de mes entrailles et d'un passé pas assez lointain. Nulle place pour les larmes dans ma tristesse déséchée. Un squelette de sentiments recouvert de colère. Plus de réconfort mais trop de questions sans réponses, ou de réponses que je ne veux pas entendre. Coincée. Coincée. Comme un rat. Et je comprends. je comprends pourquoi je suis dans cette cage. Je sais même que c'est moi qui y suis rentrée de mon plein gré. Un joueur de flûte, voilà ce qui me mène par le bout du nez. Et malgré le fait que je veuille revenir en arrière, de toute mes forces, que je veuille m'arracher à mon propre poison, je m'enfonce encore plus à l'intérieur de ces sentiments qui ne devraient même pas exister. Que de malheur. Rien qui puisse altérer ce désir que je cache, qui envahit chacune de mes veines et fait bouillir mon sang, cette vague de frissons brûlants qui compresse mon coeur à le broyer. Des pensées embrouillées, des envies qui m'enserrent et que j'enferme au plus profond de moi-même. Il faut faire durer. Encore quelques jours, quelques instants, cette rage qui n'en peut plus de se calfeutrer derrière des mots à peine blessant, et qui font plus de mal à mon âme qu'à quiconque. Des douleurs qui me font sourire, en fin de compte. Tellement tout ça est pitoyable. On s'accroche à des espoirs vains. On s'aggripe. On griffe. Mais plus rien à extirper de cette matière invisible, qui n'existe que par les souvenirs d'un passé révolu. Je réfléchis trop, je crois. Je réfléchis trop... Je me pose trop de questions...

# Posté le mardi 03 avril 2007 07:12